Les commerçants usagers de l’axe Tshikapa-Nsumbula dans la frontière de Kabuakala, dans la province du Kasaï, montent au créneau pour dénoncer les multiples tracasseries dont ils se disent victimes de la part de certains services de l’État.
Dans un échange avec la rédaction de Tshikapanews ce jour, ces opérateurs économiques affirment qu’après le poste de Shamusanda, ils sont contraints de franchir pas moins de huit barrières. À chacune de ces barrières, ils déclarent être soumis au paiement d’une taxe phytosanitaire dite « par course », fixée à 40 000 francs congolais, en plus d’autres frais notamment la patente et la licence, évalués à 125 000 francs congolais.
Selon leurs témoignages, toute tentative de résistance entraîne des représailles. « Nous sommes parfois obligés de rester bloqués pendant deux à trois jours, jusqu’à ce que nous payions ou que nous cédions une partie de notre marchandise en guise de compensation », ont-ils confié.
Les commerçants pointent particulièrement du doigt les barrières situées à Mutena, Tshindembele, Kolamoyi et Diboko, où ils affirment vivre un véritable calvaire. Ils soutiennent que les montants exigés dépassent parfois leur capital de départ, compromettant ainsi la rentabilité de leurs activités.
Face à cette situation, ils sollicitent l’implication urgente des ministres provinciaux de l’Intérieur, des Finances ainsi que des Transports et Voies de Communication, afin de mettre fin à ces pratiques et d’assainir le secteur.
Par ailleurs, ils alertent sur les conséquences économiques que pourrait engendrer la persistance de ces tracasseries. À les en croire, de nombreux commerçants pourraient se détourner de la frontière de Kabuakala, principale zone d’approvisionnement de la ville de Tshikapa en produits halieutiques.
Jean-Paul Kanku
