Le député national élu de Tshikapa, Simon Mulamba Mputu, tire la sonnette d’alarme sur l’évolution des travaux de voirie du projet Tshilejelu, exécutés par l’entreprise JMC. À environ six mois de l’échéance contractuelle, le taux d’exécution physique serait inférieur à 50 %, selon les observations évoquées par l’élu dans une tribune publiée sous le titre « JMC sur les traces de Toha ».

Dans cette tribune, l’élu rappelle que le contrat portant sur la construction de 15 kilomètres de voirie urbaine à Tshikapa a été signé en avril 2025 pour une durée de 24 mois, avec une fin prévue en avril 2027. Il exprime ses inquiétudes face à l’évolution du chantier et redoute que ce projet connaisse le même sort que certains travaux précédemment exécutés par l’entreprise Toha dans la province du Kasaï.

Financé par le Fonds national d’entretien routier (FONER) et placé sous le suivi technique de l’Office des voiries et drainage (OVD), le projet Tshilejelu avait suscité de grands espoirs auprès de la population, notamment en matière de mobilité urbaine et de modernisation des infrastructures routières.

Simon Mulamba évoque plusieurs facteurs susceptibles d’expliquer le retard, notamment les difficultés éventuelles de financement, la mobilisation des matériaux de construction, la disponibilité des engins et les capacités opérationnelles de l’entreprise JMC. Il appelle ainsi l’OVD et les responsables du projet à communiquer des informations précises sur l’état d’avancement physique et financier des travaux.

L’élu soulève également la question des personnes affectées par la libération des emprises routières. Selon sa tribune, plusieurs familles auraient perdu leurs habitations sans bénéficier d’une indemnisation effective. Il insiste sur la nécessité de respecter les droits des populations concernées par les travaux d’aménagement.

La dégradation des conditions de circulation pendant la saison des pluies constitue une autre préoccupation soulevée. Les difficultés d’accès, la boue et l’état de certaines chaussées affectent notamment les commerçants, les transporteurs, les élèves et les autres usagers de la route.

Face à cette situation, Simon Mulamba réclame davantage de transparence sur le coût global du projet, les fonds décaissés, les paiements effectués à l’entreprise JMC, le taux réel d’exécution et le calendrier actualisé des travaux. Il demande également des éclaircissements sur les dispositions contractuelles prévues en cas de non-respect des délais.

Sans condamner par anticipation l’entreprise JMC ni mettre directement en cause les services publics concernés, le député national plaide pour la redevabilité et l’achèvement effectif des 15 kilomètres de voirie dans le respect des normes de qualité.

Son message est sans équivoque : Tshikapa ne doit pas connaître un nouveau chantier inachevé. L’élu appelle à faire du projet Tshilejelu une réalisation concrète au bénéfice de la population du Kasaï, plutôt qu’une promesse supplémentaire d’infrastructures.

Rédaction Tshikapanews.net

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