Dans la province du Kasaï, une partie de la jeunesse semble perdre de vue son rôle historique et citoyen. Sur les réseaux sociaux, des messages à caractère divisionniste, parfois teintés de haine tribale, circulent de manière répétitive, visant à opposer les élus du peuple. Une dérive préoccupante qui, selon plusieurs observateurs, répond davantage à des intérêts personnels qu’à une vision collective de développement.
Dans le territoire d’Ilebo, cette situation se manifeste notamment à travers certains jeunes se présentant comme membres de prétendues cellules de communication politique. Sous couvert d’engagement, ces derniers seraient à l’origine de campagnes de désinformation et de manipulation, cherchant à semer la discorde entre les représentants élus dans l’espoir de gagner leur confiance ou d’en tirer des avantages particuliers.
Pour David Kawanga, jeune conscient d’Ilebo et auteur de cette tribune, cette attitude trahit la mission première de la jeunesse. Il rappelle que « le rôle fondamental de la jeunesse est d’apporter des innovations et une énergie nouvelle au service du développement social et économique ». À ses yeux, la jeunesse doit être un moteur de changement positif, un pilier de la construction de l’avenir, et non un instrument de division.
Face à cette réalité, l’appel est également lancé aux élus nationaux et provinciaux du Kasaï. Ils sont invités à mettre en place des cellules de communication professionnelles, capables de fournir une information fiable, responsable et équilibrée à la population. Une telle démarche permettrait de contrer la propagation de discours haineux et de renforcer la confiance entre les institutions et les citoyens.
Au-delà des acteurs politiques, cette interpellation s’adresse directement à la jeunesse kasaïenne. Reconnaître son rôle fondamental dans le renouvellement des idées, la capacité à relever les défis contemporains et la construction de sociétés plus justes et prospères demeure un impératif. Dans un contexte marqué par de nombreux enjeux sociaux et économiques, l’engagement des jeunes gagnerait à se traduire par des actions constructives, orientées vers l’unité, la paix et le développement durable de la province.
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