Le député national et président de la Convention Démocratique du Peuple (CODEP), Simon Mulamba Mputu, est monté au créneau pour démentir formellement l’authenticité d’un audio devenu viral sur les réseaux sociaux, dans lequel il lui est faussement attribué des propos critiques à l’endroit d’André Luaba Muabilayi, cadre de son parti.
Selon des sources internes au CODEP, cet enregistrement sonore serait le résultat d’un montage frauduleux, conçu et diffusé dans le but de semer la discorde au sein du parti et de fragiliser sa cohésion interne. Ces mêmes sources évoquent une manœuvre orchestrée par des individus politiquement mal intentionnés, cherchant à créer une rupture entre la direction du parti et certains de ses cadres.
Face à la propagation de cette rumeur, Simon Mulamba Mputu a tenu à réaffirmer publiquement sa confiance et la loyauté d’André Luaba Muabilayi, qu’il présente comme un collaborateur engagé et respectueux de la ligne politique du CODEP. Il dénonce une campagne d’intoxication visant à porter atteinte à son image personnelle, à celle de son parti et à la dignité de ses proches collaborateurs.
Sur le plan judiciaire, le député national a décidé de saisir la justice. Une plainte a été déposée auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe contre Madame Avenir Muanza Muana wa Mfumu, non autrement identifiée, pour diffamation, propagation de faux bruits, faux et usage de faux, enregistrement illicite, atteinte à la vie privée et à la dignité humaine. Ces faits sont prévus et punis par le Code pénal congolais ainsi que par le Code du numérique de la RDC.
Dans sa plainte, Simon Mulamba Mputu soutient que l’audio litigieux contient des propos qu’il n’a jamais tenus et qu’il s’agit d’un montage destiné à nuire tant à sa réputation qu’à celle d’André Luaba Muabilayi. Il estime que la diffusion de cet enregistrement falsifié a causé un préjudice moral et réputationnel grave, tout en troublant la sérénité au sein du parti et de l’opinion publique.
Le plaignant sollicite notamment l’ouverture d’une information judiciaire, l’audition de la personne mise en cause ainsi que la saisie et l’expertise technique des supports numériques ayant servi à la diffusion de l’audio incriminé. Cette affaire relance le débat sur l’usage abusif des technologies numériques à des fins de manipulation politique et sur la nécessité de renforcer la responsabilité des auteurs et diffuseurs de contenus falsifiés en ligne.
Pierre Kandayi
