À Ilebo, dans la province du Kasaï, les conducteurs de motos expriment un ras-le-bol face à ce qu’ils qualifient de tracasseries répétées au port de la SNCC et au poste de contrôle de Malu-Malu. En cause, selon eux, le comportement de certains agents de l’État affectés sur ces sites stratégiques.
Franck Luboya, porte-parole des motocyclistes d’Ilebo, accuse certains agents de se livrer à une « mise en scène des infractions » dans le but de soutirer de l’argent aux usagers de la route. Il affirme que ces pratiques ne se limitent pas au port de la SNCC, mais s’étendent également au poste de contrôle de Malu-Malu, où des conducteurs seraient régulièrement interpellés sans motifs clairs.
D’après les motocyclistes, les démarches entreprises auprès des autorités locales n’ont, jusqu’à présent, produit aucun résultat concret. Une situation qui alimente la frustration et le sentiment d’abandon au sein de cette catégorie socioprofessionnelle, très active dans le transport urbain et périurbain à Ilebo.
Contactées par la rédaction, certaines sources issues du port de la SNCC et du péage de Malu-Malu, ayant requis l’anonymat, rejettent en bloc ces accusations. Elles estiment que les contrôles opérés s’inscrivent dans le cadre normal de l’application de la réglementation en vigueur et rappellent que tout conducteur d’engin roulant est tenu de s’acquitter de ses obligations légales.
Face à cette divergence de positions, Franck Luboya appelle les autorités territoriales et provinciales à s’impliquer personnellement afin de clarifier la situation et d’éviter une escalade des tensions entre les agents de l’État et les conducteurs de motos. Il insiste sur la nécessité de préserver la tranquillité publique, particulièrement dans un contexte sécuritaire national jugé préoccupant.
David Kawanga
