L’Association nationale des victimes du Congo (ANVC) exprime sa préoccupation après les perquisitions effectuées le 14 octobre 2026 en Belgique dans des résidences liées à des membres de la famille et à des proches du président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Elle appelle au respect de la souveraineté de la République démocratique du Congo, de la dignité du peuple congolais et des droits des victimes du Génocost.
L’Association nationale des victimes du Congo (ANVC) a exprimé sa protestation à la suite des perquisitions menées en Belgique dans des résidences liées à des membres de la famille et à des proches du président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans un mémo de protestation et de dénonciation, cette organisation met en avant la nécessité de préserver la dignité des institutions congolaises et de garantir des relations fondées sur le respect mutuel entre Kinshasa et Bruxelles.
Selon les informations mentionnées dans le document, les opérations judiciaires du 14 octobre 2026 s’inscriraient dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des soupçons de blanchiment de capitaux liés aux revenus miniers. L’ANVC exprime sa préoccupation face à cette affaire, qu’elle situe dans un contexte marqué par la sensibilité historique des relations entre la République démocratique du Congo et le Royaume de Belgique.
Dans son mémo, l’association affirme son opposition à toute pratique susceptible de porter atteinte à la dignité des institutions congolaises et aux intérêts souverains du pays.
Elle estime que les relations entre la RDC et la Belgique doivent reposer sur la transparence, le respect mutuel et la coopération judiciaire, sans attitude pouvant être interprétée comme une manifestation de domination ou de mépris envers le peuple congolais.
Toutefois, l’organisation souligne également que les opérations judiciaires doivent être examinées sur la base d’éléments vérifiables, en tenant compte de la législation applicable et des garanties fondamentales.
L’ANVC reconnaît ainsi que la souveraineté territoriale ne suffit pas, à elle seule, à rendre illégales les perquisitions réalisées par les autorités judiciaires compétentes sur leur propre territoire.
Au-delà de cette affaire, l’Association nationale des victimes du Congo rappelle que la défense des droits des victimes des violences et des crimes internationaux demeure une priorité.
Elle évoque notamment les conséquences humaines, sociales, économiques et politiques de la colonisation belge, ainsi que les souffrances provoquées par les violences armées, les déplacements forcés de populations et l’exploitation illicite des ressources naturelles en République démocratique du Congo.
Innocent Kayembe
Pour l’ANVC, la question du Génocost congolais nécessite une reconnaissance des souffrances endurées par les victimes, un examen rigoureux des responsabilités historiques et contemporaines, ainsi que des mesures concrètes en faveur de la justice, de la vérité, de la mémoire et des réparations.
