À Tshikapa, la persistance des bourbiers après chaque pluie relance les interrogations autour des travaux de réhabilitation des avenues confiés à l’entreprise JMC. Depuis plusieurs semaines, les chantiers sont à l’arrêt sans explication officielle, laissant les routes dans un état de dégradation avancée. Les ruissellements rendent la circulation quasi impossible, notamment dans plusieurs artères clés de la ville.
Face à cette situation, une partie de la population demande l’implication des forces sociales et politiques du Kasaï pour examiner ce dossier et envisager le retrait du marché attribué à JMC. Les habitants plaident pour que ces travaux soient confiés à Safrimex, entreprise jugée plus performante et dont l’avancement est visible sur l’avenue de l’Assemblée provinciale à Kamalenga ainsi qu’à Kele, sur l’axe menant vers Kabambayi.
Les critiques envers JMC rejoignent celles formulées à l’égard de Toha Investment. Sur l’axe Tshikapa–Kandjaji, les usagers dénoncent un état de délabrement extrême : la circulation est perturbée et les bourbiers seraient à l’origine de plusieurs accidents, selon les informations recueillies. Là encore, les travaux se sont arrêtés malgré les assurances données par les responsables des deux entreprises.
Des antécédents alimentent davantage la méfiance. Toha Investment a déjà été pointée du doigt à Kananga, où elle n’a pas honoré le marché de construction de la route Kalambambuji. JMC, de son côté, est citée dans plusieurs dossiers controversés à Mbujimayi, où la qualité des ouvrages avait suscité de vives critiques.
Entre espoir et désillusion, les habitants attendent des autorités provinciales une clarification sur la gestion de ces travaux publics et sur l’avenir des chantiers censés améliorer la mobilité urbaine à Tshikapa.
Pierre Kandayi
