Le tissu environnemental de la ville de Tshikapa ne cesse de se détériorer. La pluie qui s’est abattue le jeudi 4 décembre a provoqué d’importants ruissellements, coupant des routes et accélérant la progression de plusieurs ravins déjà actifs.

Dans la commune de Dibumba 1, au quartier Kabuatu, les ravins Kangulungu et celui provenant de la source Kabuatu ont connu une avancée spectaculaire. Leur progression isole désormais une partie du quartier, formant une véritable “île” depuis la Paroisse Centrale Kabuatu de l’Église Lumière jusqu’à l’antenne Airtel. Selon les habitants, si rien n’est fait, ces deux infrastructures stratégiques risquent d’être englouties. Ils alertent également que le Marché Moderne de Tshikapa, le Centre de Santé Bat Ban Bat abritant l’aire de santé Masangu, l’Église Adventiste et les bâtiments scolaires attenants sont sérieusement menacés. Plusieurs familles déjà délogées après l’effondrement de leurs habitations vivent dans une grande incertitude.

Au quartier Raison David Biyenge, puis à l’avenue Tite et à l’avenue de la Carrière dans le quartier Hôpital, piétons et conducteurs rencontrent d’énormes difficultés. L’état de délabrement avancé de ces axes perturbe profondément les activités commerciales et la mobilité quotidienne. Les habitants appellent les autorités à accélérer les travaux prévus dans le cadre du projet Tshilejelu et ceux initiés par le gouvernement provincial avec la société Safrimex.

La situation n’est pas meilleure à Dibumba 2, dans le quartier Tshikapa/Abattoir, où plusieurs maisons se sont écroulées sous l’effet des eaux de ruissellement en provenance de l’ancien cimetière Saint André. Les pertes matérielles sont importantes. Parmi les infrastructures menacées figurent l’Institut Mukanya, le bâtiment du Bureau de la Coordination Provinciale des EC/ERSAC, l’EP Étienne Kuemi et l’Institut Samy, tous situés à proximité immédiate du ravin Ntambu Simon. Le chef de quartier Tshikapa/Abattoir est interpellé pour intensifier les travaux communautaires en attendant une intervention du gouvernement provincial.

Les habitants espèrent une réponse urgente des autorités afin d’éviter de nouvelles pertes humaines et matérielles dans une ville de plus en plus fragilisée par les érosions.

Pierre Kandayi

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