Trois ans après le lancement des travaux, le projet de construction d’un château d’eau à Kamonia, dans le territoire de Tshikapa (province du Kasaï), demeure inachevé, suscitant une vive colère au sein de la population locale.
Dans cette commune rurale, les habitants dénoncent l’abandon prématuré de ce chantier pourtant inscrit dans le cadre du projet de renforcement des infrastructures socio-économiques. Lancés en 2022, les travaux devaient initialement s’achever en 2025. Mais sur le terrain, aucune avancée significative n’est visible, laissant place à un sentiment d’abandon et d’incompréhension.
Selon plusieurs sources locales, les habitants affirment n’avoir reçu aucune explication claire de la part des autorités compétentes quant à l’arrêt des travaux. Ce silence institutionnel alimente la frustration d’une communauté qui voyait en ce projet une solution durable à ses problèmes d’accès à l’eau potable.
« Ce château d’eau représentait un véritable espoir pour le développement de Kamonia », confie un notable du milieu. Aujourd’hui, l’absence de cette infrastructure hydraulique continue d’exposer la population à de sérieux risques sanitaires. La consommation d’eau non potable reste en effet une réalité quotidienne, favorisant la propagation de maladies hydriques.
Des sources administratives indiquent par ailleurs que la société en charge de l’exécution des travaux, Genertel, ne serait plus présente sur le territoire national. Une situation qui soulève davantage d’interrogations quant au suivi et à la gestion du projet.
Face à cette impasse, la population de Kamonia s’interroge sur les voies de recours possibles pour faire entendre ses revendications et obtenir la reprise effective des travaux. Pour beaucoup, l’achèvement de ce château d’eau demeure une priorité urgente, tant il constitue un levier essentiel pour améliorer les conditions de vie et garantir un accès sécurisé à l’eau potable.
Steve Kayembe, depuis Kamonia
