Une vive polémique entoure la découverte d’une pierre de diamant estimée à 48 carats dans le village de Kamambaji, situé dans le territoire de Tshikapa, province du Kasaï. Alors que cette trouvaille aurait dû suivre la procédure normale d’expertise, elle demeure introuvable, suscitant interrogations et soupçons au sein de l’administration minière.

Selon des informations relayées par le confrère Moïse Adonis Mbuyi de Kasaï24TV, l’Inspection provinciale des Mines confirme l’existence de cette pierre précieuse. Toutefois, celle-ci n’aurait jamais été acheminée vers le centre habilité pour son évaluation officielle.

L’inspecteur provincial des Mines, Nicolas Tshitenge, dénonce des irrégularités dans la gestion de cette découverte. « En matière minière, lorsqu’une pierre est saisie, c’est le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification qui est habilité à déterminer la couleur, le poids et la valeur de la pierre. Mais cette pierre n’est jamais arrivée à ce centre. Jusqu’à présent, je n’en ai aucune trace », a-t-il déclaré.

D’après lui, plusieurs manœuvres suspectes ont été observées autour de cette pierre. Les informations auraient évolué de manière incohérente, passant d’un simple clivage à une pierre estimée d’abord à 46 carats, puis à 48 carats, alimentant davantage les doutes sur la transparence du processus.

Malgré cette confusion, Nicolas Tshitenge affirme que la pierre existe bel et bien et promet des actions judiciaires. Il met en garde contre toute tentative d’ingérence ou de récupération politique dans ce dossier sensible. « Même si des considérations politiques s’en mêlent, cela ne fera que compliquer la situation de celui qui a procédé à la saisie de cette pierre », a-t-il averti.

La Rédaction

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