À Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, la rareté des légumes-feuilles met à rude épreuve les ménagères et les vendeuses des marchés. Feuilles de manioc, feuilles de patates douces et autres produits maraîchers, essentiels dans l’alimentation locale, se font de plus en plus rares sur les étals.

Cette situation, récurrente en période de saison sèche, perturbe fortement l’approvisionnement des marchés. Conséquence directe, une hausse notable des prix, qui pèse lourdement sur le panier de la ménagère dans une ville déjà confrontée à des difficultés économiques.

Au marché moderne du Kasaï, situé dans la commune de Dibumba, les commerçantes tirent la sonnette d’alarme. Elles observent une baisse significative des quantités disponibles, liée notamment aux conditions climatiques défavorables.

« Ces jours-ci, c’est vraiment difficile. On marche beaucoup pour trouver les feuilles de manioc. Les propriétaires des champs ont aussi augmenté les prix. Avant, on vendait à 500 francs, mais aujourd’hui, les prix ont presque doublé », témoigne une vendeuse rencontrée sur place.

Selon plusieurs acteurs du secteur, la saison sèche affecte non seulement la production, mais aussi la qualité des feuilles, rendant leur récolte plus complexe. Cette pénurie entraîne une chaîne de répercussions, depuis les producteurs jusqu’aux consommateurs finaux.

Jean-Paul Kanku

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *