L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, a quitté la salle d’audience de la Cour de cassation ce lundi 27 juillet après avoir dénoncé ce qu’il considère comme une procédure irrégulière menée à son encontre. Face à la presse, il a multiplié les accusations contre la juridiction et ses adversaires politiques, tout en affirmant rester fidèle à ses convictions.
Très remonté, l’ancien garde des Sceaux a déclaré : « Nous refusons de cautionner l’arbitraire. Qu’ils me condamnent à mort, je boirai la ciguë comme Socrate. Et je mourrai pour la justice et la vérité. »
Constant Mutamba affirme être victime de « systèmes mafieux qui m’ont condamné injustement et arrêté illégalement ». Selon lui, « le peuple a exigé et réclamé la libération d’un innocent. Et cela n’a pas plu à mes adversaires politiques ».
Poursuivant sa déclaration, il a soutenu que « ce réseau s’est encore constitué en se demandant comment clouer ce brave, cet innocent, ce révolutionnaire panafricain », avant d’ajouter : « Ils ont décidé de ressortir un dossier qui était déjà clôturé. »
Au sujet du dossier FRIVAO, Constant Mutamba a affirmé qu’il s’agit d’« un faux dossier », accusant ses initiateurs d’avoir manipulé la procédure. « Ils ont traité l’ancien coordonnateur comme un colis, comme une marchandise. L’affaire était déjà clôturée et ils se sont organisés pour que Mutamba sorte de l’hôpital afin de venir comparaître comme témoin », a-t-il déclaré.
L’ancien ministre soutient qu’après l’échec de cette démarche, « ils n’ont pas réussi et, automatiquement, miraculeusement, par sorcellerie, ils se sont mis à me transformer en prévenu ».
Contestant la compétence de la Cour de cassation, il a insisté : « Je ne suis pas justiciable devant la Cour de cassation. Je ne bénéficie d’aucun privilège de juridiction. Nul ne peut être soustrait à son juge naturel. » Il a également qualifié la citation à prévenu de « fausse citation reprenant de fausses mentions qui me sont attribuées ».
Avant de quitter les lieux, Constant Mutamba a estimé que « ce pays n’appartient pas à un groupe d’individus, à des mafieux », tout en accusant la juridiction de porter atteinte à ses droits de la défense. « Le greffier ment. La Cour nous refuse le droit de soulever des exceptions », a-t-il conclu.
À ce stade, la Cour de cassation n’a pas encore réagi publiquement à ces déclarations de l’ancien ministre de la Justice.
La Rédaction
