Dans un contexte marqué par des débats croissants autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo, l’enseignant des universités et acteur public, Maître Faustin Lumuluabu Wetu, a réaffirmé la place centrale du peuple dans tout processus de modification de la Loi fondamentale.

S’appuyant sur l’article 5 de la Constitution, qui consacre la souveraineté nationale au peuple, Maître Lumuluabu insiste sur le fait que toute initiative de révision constitutionnelle doit impérativement passer par une consultation préalable des citoyens. « Le droit à l’autodétermination du peuple ne saurait être ignoré dans une démarche aussi cruciale pour l’avenir de la Nation », a-t-il déclaré.

Dans son intervention, l’autorité urbaine met en garde contre toute tentative de réforme menée sans l’implication directe de la population, estimant que les Congolais demeurent les premiers concernés par toute modification de la Constitution. Il souligne que le peuple constitue « le dernier rempart » face aux décisions engageant le destin du pays.

Par ailleurs, Maître Faustin Lumuluabu Wetu a évoqué la mise en place, depuis mars 2026 à Tshikapa, d’une organisation dénommée C5M. Présentée comme une structure citoyenne, celle-ci vise à promouvoir la participation active de la population dans les grands débats nationaux. Selon lui, cette initiative est née bien avant l’intensification récente des discussions sur la réforme constitutionnelle et entend jouer un rôle de premier plan dans la sensibilisation et la mobilisation populaire.

Abordant également la question du dialogue intercongolais annoncé, Maître Lumuluabu estime que celui-ci devrait exclure toute personne impliquée dans des violences ayant causé la mort de Congolais. Dans cette optique, il plaide pour une « dérwandalisation » de l’Est du pays, qu’il considère comme une étape nécessaire au retour d’une paix durable. Par ailleurs, il affirme que la Constitution actuelle serait, selon lui, « un acte de vente de la RDC conclu entre belligérants », une position qui alimente davantage le débat sur la légitimité et l’avenir du cadre constitutionnel en vigueur.

Jean-Paul Kanku

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