Une vive controverse secoue depuis quelques jours les réseaux sociaux au Kasaï, autour de la supposée existence de la « 57ème Communauté Presbytérienne du Kasaï Occidental (CPKOC) ». Selon plusieurs publications virales, cette entité ferait partie des communautés membres de l’Église du Christ au Congo (ECC). Une affirmation formellement rejetée par les responsables de l’enseignement protestant conventionné.
S’exprimant ce lundi 20 juillet 2026 devant la presse, le coordinateur sous-provincial des Écoles conventionnées protestantes (ECP) de la 57ème Communauté Presbytérienne Réformée en Afrique (CPRA), ex-CPKOC, Honoré Pulumba Nvula, alias « René Descartes », a dénoncé ce qu’il qualifie d’« arnaque » et de manipulation de l’opinion.
« La 57ème CPKOC n’existe plus depuis la 4ème Assemblée générale tenue le 17 juillet 2001, suivie des modifications statutaires du 22 mars 2002 », a-t-il affirmé, précisant que cette ancienne communauté a officiellement muté pour devenir la 57ème CPRA, aujourd’hui reconnue comme membre à part entière de l’ECC.
Selon lui, cette transformation institutionnelle est attestée par plusieurs documents officiels, notamment le procès-verbal de l’Assemblée générale de 2001, les statuts modifiés en 2002 ainsi que le Journal officiel du 15 mars 2012, qui consacre la reconnaissance de la CPRA en lieu et place de la CPKOC.
Le responsable protestant invite ainsi les auteurs de ces informations erronées à se référer à la correspondance de l’ECC n°025/ECC/BCN/2013 du 19 mars 2013. Celle-ci précise clairement que la CPRA est l’émanation directe de la CPKOC, sous l’impulsion de l’archevêque Bakatushipa, père fondateur de cette communauté. La même lettre reconnaît officiellement la CPRA comme structure légitime, avec à sa tête Monseigneur Roger Mutshiaudi Katombe, président communautaire et représentant légal.
Honoré Pulumba Nvula fustige par ailleurs la prolifération de « fausses interprétations des textes légaux » sur les réseaux sociaux, appelant à plus de responsabilité dans la diffusion de l’information. « On ne peut pas prétendre diriger une grande institution lorsqu’on ne comprend pas l’esprit d’un texte », a-t-il martelé, invitant les auteurs de ces publications à « retourner sur le banc de l’école ».
En conclusion, il a rappelé que « l’administration ne se gère pas sur les réseaux sociaux », mettant en garde contre la désinformation et les tentatives de manipulation de l’opinion publique.
Bosco Yamba
