La décision de l’Assemblée provinciale du Kasaï annonçant la déchéance du ministre des Mines, Jeannot Kazadi, soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Issue d’un vote serré (14 contre 13), cette mesure, prise à l’issue d’une simple interpellation, interroge sur le respect des procédures parlementaires.
Entre confusion juridique et interprétations divergentes du règlement intérieur, l’institution provinciale donne l’image d’un fonctionnement approximatif. Une interpellation peut-elle valoir destitution ? La majorité des présents suffit-elle à écarter un ministre ? Autant de zones d’ombre qui fragilisent la crédibilité de la décision.
Pendant ce temps, le ministre continue de siéger au sein du gouvernement, accentuant le flou. Le silence du gouverneur, Crispin Mukendi, ne fait qu’aggraver la situation et laisse planer l’idée d’un malaise entre les deux institutions.
Jean-Paul Kanku
