La situation de Barnabé Milinganyo s’invite dans le débat autour du dialogue national en RDC. Le Rassemblement pour le changement du Congo (RCC) sollicite auprès du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo un geste d’apaisement en faveur de son autorité morale, détenue depuis plus de trois mois à la prison centrale de Makala, à Kinshasa.
Le plaidoyer a été formulé par Fidel Fido Saïd El Omar, secrétaire permanent du RCC, à la suite de la mobilisation du 15 septembre autour de l’Article 64.
Pour cette formation de l’opposition républicaine, la participation de Barnabé Milinganyo aux assises du dialogue national demeure un enjeu majeur. Le RCC souhaite qu’il puisse retrouver sa liberté afin de prendre part directement aux échanges et y porter sa voix.
« Monsieur le Président de la République, nous vous implorons, au nom de l’apaisement et de l’intérêt national, de permettre à Barnabé Milinganyo, fils de la RDC et autorité morale du RCC, de retrouver sa liberté afin de participer aux assises du dialogue national », a déclaré Fidel Fido Saïd El Omar.
Le responsable du RCC précise que cette démarche ne vise pas à remettre en cause le rôle de la justice.
« Nous ne vous demandons pas d’effacer le droit. Nous ne vous demandons pas de vous substituer à la Justice », a-t-il souligné.
Dans son intervention, Fidel Fido Saïd El Omar insiste plutôt sur la nécessité, selon le RCC, de favoriser une dynamique d’ouverture. Le parti souhaite que Barnabé Milinganyo puisse passer de sa cellule aux échanges politiques autour de la table du dialogue.
« Que celui qui a parlé hier depuis une cellule puisse demain parler autour de la table du Dialogue », a-t-il plaidé.
Le RCC affirme par ailleurs privilégier la voie du dialogue et de l’apaisement. Fidel Fido Saïd El Omar a ainsi invité le chef de l’État à considérer cette demande comme une possibilité de décrispation dans le contexte des consultations nationales.
« Le RCC vous tend la main. Non pas la main de la confrontation. Non pas la main de la capitulation. Mais la main du Dialogue », a-t-il déclaré.
Le secrétaire permanent du RCC a conclu son appel par une formule destinée au chef de l’État : « Ouvrez la porte du dialogue. Ouvrez aussi la porte de la clémence. »
Pour le RCC, la libération de Barnabé Milinganyo permettrait ainsi à son autorité morale de participer au dialogue national et de contribuer aux échanges au nom de sa formation politique.
Rédaction
