Dans un élan de décision rapide, le Secrétaire Général de l’Inspection du Travail, Jean Paul Mboma Muyuku, a déclaré publiquement que les travailleurs originaires du Katanga devaient quitter leurs postes dans un délai de 48 heures. Cette déclaration, qui a été interprétée comme une forme de discrimination ethnique, a suscité une forte réaction au sein de l’administration publique.
« Et j’ai pris la ferme décision de reprendre mes fonctions aujourd’hui. Et ceux qui sont venus du Katanga, ils ont que 48 heures de rentrer chez eux », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Cette déclaration a immédiatement été critiquée par plusieurs parties prenantes, notamment les représentants des travailleurs et les organisations de défense des droits humains. Elle a également provoqué une onde de tension dans l’administration publique, mettant en lumière les enjeux de discrimination et de gestion des relations inter-ethniques.
En réponse, le vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau, chargé de la Fonction publique, de la Modernisation de l’administration et de l’Innovation de service public, a annoncé la suspension immédiate des fonctions de Jean Paul Mboma Muyuku, avec effet immédiat. « J’ai décidé de suspendre de toutes ses fonctions au sein de l’administration publique avec effets immédiats monsieur Mboma MUYUKU Jean Paul », a-t-il déclaré.
Cette situation soulève des questions importantes sur la gestion des relations inter-ethniques et la manière dont les décisions politiques et administratives sont prises dans un contexte marqué par des tensions historiques. Les autorités sont appelées à agir rapidement pour éviter toute escalade de la situation et pour garantir un environnement de travail juste et équitable pour tous les travailleurs.
Chevalier Mukanzu Tshikapa News dépuis Kinshasa.
