La population du secteur Sud Banga, dans le territoire d’Ilebo (province du Kasaï), exprime sa profonde inquiétude face à l’abandon prolongé des travaux de construction d’un marché rural et d’un château d’eau, lancés dans le cadre du Projet de Renforcement des Infrastructures Socio-économiques.

Financé par la Banque Africaine de Développement (BAD), ce projet avait été confié à l’entreprise béninoise Genertel pour une durée contractuelle de cinq ans, couvrant la période de 2015 à 2019. Cependant, six ans après l’échéance prévue, les infrastructures demeurent inachevées, laissant la population locale dans une situation jugée préoccupante.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les habitants affirment avoir multiplié des alertes pour dénoncer l’arrêt des travaux, sans obtenir de réaction concrète des autorités compétentes. « Nous avons beaucoup dénoncé l’arrêt des travaux, mais aucune autorité ne nous a répondu », confie sous anonymat une source locale.

Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été rendue publique pour expliquer les raisons du blocage du chantier. Ce silence institutionnel alimente le mécontentement et l’incompréhension au sein de la communauté, qui estime que ce projet représentait un levier essentiel pour le développement local.

L’absence de ces infrastructures freine significativement les activités socio-économiques dans cette partie de la province. Le marché rural devait faciliter les échanges commerciaux et renforcer les circuits d’approvisionnement, tandis que le château d’eau visait à améliorer l’accès à l’eau potable pour des milliers d’habitants.

Les organisations de la société civile ainsi que certaines autorités locales affirment avoir saisi les instances provinciales afin d’obtenir des éclaircissements et plaider pour la reprise des travaux. Néanmoins, aucune avancée notable n’a été signalée jusqu’à ce jour.

Des sources concordantes indiquent par ailleurs que le responsable de l’entreprise en charge de l’exécution des travaux ne se trouverait plus sur le territoire national, ce qui compliquerait davantage les démarches de relance du projet.

Face à cette situation, la population de Sud Banga s’interroge sur les mécanismes de recours disponibles pour faire entendre ses revendications et obtenir l’achèvement des infrastructures promises, considérées comme vitales pour l’amélioration des conditions de vie locales

David Kawanga

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