Le Ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté (MINEDUNC) poursuit son processus de modernisation du système de correction de l’Examen d’État à travers l’extension du dispositif de décentralisation des centres de scannage des copies. Après les résultats jugés satisfaisants des premières expériences menées à Lubumbashi et à Mbuji-Mayi, quatre nouvelles villes ont été retenues pour accueillir la deuxième phase du projet.

Il s’agit de Gemena, Tshikapa, Béni et Kisangani, où des missions d’inspection ont été déployées afin d’évaluer les conditions préalables à l’installation des infrastructures techniques nécessaires. Cette initiative vise à rapprocher le processus de traitement des copies des provinces éducationnelles concernées, tout en renforçant l’efficacité, la transparence et la rapidité dans la publication des résultats.

À Gemena, chef-lieu de la province du Sud-Ubangi, l’Inspecteur général adjoint en charge de l’Éducation, Nicolas Nyange Bizy, a conduit une mission d’évaluation technique. Celle-ci a porté sur l’analyse des infrastructures disponibles, des exigences technologiques ainsi que des dispositifs de sécurité indispensables au bon fonctionnement du futur centre de scannage. Dans cette dynamique, une formation spécialisée destinée aux informaticiens locaux est programmée, avec un accent particulier sur la maîtrise du logiciel « S Note Manager », outil clé dans la gestion et le traitement numérique des copies d’examen.

Les autorités provinciales du Sud-Ubangi ont, pour leur part, réaffirmé leur engagement à accompagner la mise en œuvre de ce projet structurant, qui s’inscrit dans la politique nationale de digitalisation du secteur éducatif.

Selon le MINEDUNC, ces nouveaux centres auront la responsabilité de traiter les copies provenant de plusieurs provinces éducationnelles, contribuant ainsi à désengorger les centres traditionnels et à améliorer la qualité du processus de correction. Cette réforme s’inscrit dans une vision globale visant à adapter le système éducatif congolais aux exigences des technologies modernes et à garantir une gestion plus efficiente des évaluations certificatives nationales.

Pierre Kandayi

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