La mobilisation des recettes publiques dans la province du Kasaï suscite de vives préoccupations au sein de la société civile. Réagissant aux questions d’un journaliste sur la gestion de la Direction générale des recettes du Kasaï (DGRKAS), Alain Nkashama, cadre de la société civile et coordonnateur du mouvement Debout Congolais, a soulevé plusieurs zones d’ombre liées aux performances de cette régie financière provinciale.
Selon lui, les critiques récurrentes sur la faiblesse des recettes mobilisées par la DGRKAS méritent une analyse approfondie tenant compte des conditions réelles de fonctionnement de cette institution stratégique. Il affirme que la régie financière éprouverait notamment des difficultés d’accès aux imprimés de valeur, outils indispensables à la mobilisation des recettes publiquAlain Nkashama rappelle que la production et la mise à disposition de ces imprimés relèvent de l’autorisation du Gouverneur de province et du Ministre provincial des Finances. Il estime que cette situation crée une contradiction lorsque les mêmes autorités dénoncent par la suite la faiblesse du rendement financier de la régie.
Le coordonnateur du mouvement Debout Congolais plaide pour plus de transparence dans l’évaluation des performances de la DGRKAS. Il insiste sur la nécessité pour les autorités provinciales de rendre publiques certaines données essentielles, notamment les assignations budgétaires fixées à la régie, les montants effectivement mobilisés ainsi que les écarts enregistrés et leurs causes.
Il souligne également que l’actuelle équipe dirigeante aurait hérité d’un système marqué par plusieurs irrégularités, notamment les accusations de détournement de recettes, l’existence d’imprimés parallèles et la prolifération de circuits informels de perception. Pour lui, toute réforme crédible devrait d’abord s’attaquer à ces dysfonctionnements structurels avant d’engager des responsabilités individuelles.
Par ailleurs, Alain Nkashama met en garde contre toute tentative de politisation du débat autour de la gestion de la régie financière provinciale. Il estime que les éventuels changements à la tête de la DGRKAS doivent s’appuyer sur des évaluations objectives et des critères de performance clairement établis.
Il affirme en outre que la province du Kasaï dispose de ressources humaines compétentes capables d’améliorer la mobilisation des recettes publiques, à condition que les réformes engagées privilégient l’intérêt général et le renforcement de la gouvernance financière provinciale.
Pierre Kandayi

Je suis ravie pour bien contrôle de la DGRKAS