Depuis le début du mois de novembre 2025, un conflit meurtrier oppose les communautés Wongo et Pende à la frontière des territoires de Tshikapa et d’Ilebo, dans la province du Kasaï. Ce drame a été déclenché par un différend foncier concernant un chantier d’exploitation artisanale de diamant, rapidement escaladé en violents affrontements, causant des pertes humaines, des blessés et d’importants dégâts matériels.
Face à la gravité de la situation, Denise Muluka Muhandji, figure de proue de la notabilité Kasaienne, a décidé de sortir de son silence pour appeler au calme. Ancienne ministre de la jeunesse dans le gouvernement Mpieme, elle a exprimé sa tristesse face à ces violences et a appelé à la réconciliation et à la cohabitation pacifique entre les deux communautés qu’elle considère comme des frères.
« C’est avec une profonde douleur que j’ai appris la perte en vies humaines à Ilebo. Notre province ne pourra jamais se développer si nous restons prisonniers des conflits. Nous devons mettre fin à cette violence, car cela ne sert aucun intérêt », a-t-elle déclaré.
Dénise Muluka a insisté sur le fait que les habitants du Kasaï, quel que soit leur groupe ethnique, sont les enfants d’une même terre. « Plutôt que de s’affronter, il est crucial de résoudre nos différends autour de la table du dialogue. Privilégions la paix et le vivre-ensemble pour le bien de tous. La souffrance de l’un ne doit pas être la souffrance de l’autre. J’appelle à l’unité », a-t-elle ajouté.
L’ancienne ministre a également exhorté les autorités provinciales à agir rapidement pour instaurer un cessez-le-feu et rétablir la paix de manière durable. « Il est urgent de stopper cette hémorragie de violences, car ce sont principalement les femmes et les jeunes qui en paient le plus lourd tribut. »
Les tensions restent vives dans cette région du Kasaï, et la situation demeure précaire tant que la paix n’est pas rétablie.
Bosco Yamba Kakenga
