La tension monte à l’Assemblée provinciale du Kasaï. Dans une lettre adressée au président de l’organe délibérant, plusieurs assistants parlementaires dénoncent ce qu’ils appellent un « mauvais traitement salarial » et réclament le paiement de leurs arriérés.

Mais la réaction du président de l’Assemblée provinciale, Alain Tshisungu, ne s’est pas fait attendre. Interrogé par la presse, il a déclaré sans détour :

« On va les payer si nous avons l’argent, mais certains ne savent ni écrire ni lire »,
avant d’ajouter que la situation financière actuelle de l’institution ne permet pas d’honorer tous les engagements.

Allant plus loin, Alain Tshisungu a invité les députés provinciaux à « procéder à un nouveau recrutement » d’assistants parlementaires, estimant qu’il est temps de redéfinir les critères de compétence pour renforcer l’efficacité du travail législatif.

Selon des sources proches de l’Assemblée, le retard de paiement des assistants serait lié au manque de liquidités transférées par le Trésor public à la province. Plusieurs observateurs y voient toutefois un malaise plus profond dans la gestion administrative et financière de l’institution provinciale.

En attendant une éventuelle régularisation, les assistants parlementaires, eux, se disent déterminés à poursuivre leur démarche, tout en espérant une issue favorable à leur revendication salariale.

Pierre Kandayi

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