Le ton est monté entre la société civile et le président de l’Assemblée provinciale du Kasaï, Alain Tshisungu. Le groupe thématique de travail Jeunesse, Protection, Emploi, Sport et Loisir du Cadre de concertation provincial de la société civile (CCPSC) a exprimé, dans un communiqué, son indignation face aux propos jugés « discourtois et humiliants » tenus par le speaker de l’organe délibérant à l’endroit des assistants parlementaires.

Selon le président de ce groupe thématique, Bosco Yamba Kakenga, ces déclarations « sapent l’honneur » non seulement des assistants parlementaires concernés, mais également « celui de toute l’élite intellectuelle de la jeunesse kasaïenne ».

« Une autorité doit être modèle. Elle doit choisir ses mots dans ses prises de parole publiques. Demander à ses collègues députés de changer leurs assistants tout en les qualifiant de personnes qui ne savent ni lire ni écrire, simplement parce qu’ils réclament leurs salaires, est une forme d’arrogance et un abus de pouvoir », a-t-il déclaré.

Pour M. Yamba, la revendication salariale des assistants parlementaires est un droit légitime garanti par la loi, et ne devrait en aucun cas être tournée en dérision par une autorité publique censée défendre la justice et l’équité.

Des propos qui divisent

Les faits remontent à la plénière du lundi 03 novembre 2025, au cours de laquelle Alain Tshisungu aurait publiquement qualifié les assistants parlementaires signataires d’une déclaration de protestation de personnes « incompétentes, qui ne savent ni lire ni écrire ». Des propos qui continuent de susciter une vague d’indignation dans plusieurs milieux politiques et sociaux de la province.

La société civile invite, à cet effet, le président de l’Assemblée provinciale à faire preuve de courtoisie, d’humilité et de respect des valeurs républicaines dans l’exercice de ses fonctions.

En attendant une réaction officielle de l’intéressé, cette polémique relance le débat sur la responsabilité morale et le devoir d’exemplarité des dirigeants publics, dans un contexte où la confiance entre institutions et citoyens demeure fragile au Kasaï.

Rédaction

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