Un mouvement de contestation prend forme à l’Assemblée nationale. Un groupe de députés nationaux aurait lancé une pétition réclamant la destitution de Vital Kamerhe, président de la chambre basse du Parlement. Plus de 125 signatures auraient déjà été recueillies depuis le mercredi 3 septembre 2025, selon des sources internes aux cabinets parlementaires.
Dans ce document confidentiel qui circule de bureau en bureau, les signataires reprocheraient à Kamerhe un manque de transparence dans la gestion des finances de l’Assemblée, des prises de décision unilatérales, et une gestion personnalisée du pouvoir. Ils évoquent également une incapacité à instaurer un climat de travail collégial au sein du bureau de l’institution.
Pour plusieurs observateurs, cette fronde serait également la conséquence des tensions croissantes entre Kamerhe et l’UDPS, le parti présidentiel, notamment après son absence remarquée aux dernières réunions de l’Union sacrée. Un geste perçu par certains comme un éloignement stratégique.
La pétition ne vise pas uniquement Kamerhe. D’autres membres du bureau sont aussi critiqués, notamment pour la suppression des soins médicaux le manque de dotation en moyens de mobilité, et la mauvaise répartition des émoluments, Ces frustrations accumulées pourraient se transformer en véritable crise dès la rentrée parlementaire du 15 septembre.
Et maintenant ?Vital Kamerhe devra user de son expérience politique pour désamorcer cette offensive, que ses partisans qualifient déjà d’acharnement ciblé, alors que ses opposants y voient une opportunité de renouvellement au sommet du Parlement
La rédaction
