La RDC s’étant plongée dans une sauce judiciaire  par l’affaire d’un jeune révolutionnaire  Constant Mutamba, condamné à trois ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité, l’économiste politique Samuel Mulenda monte au créneau. Dans une déclaration empreinte de gravité et de lucidité, il s’interroge sur les priorités nationales, tout en appelant au respect des institutions et à la conscience patriotique.

‎« Et si le bataillon envoyé pour arrêter Constant Mutamba était plutôt déployé à Goma, Bunagana ou Rutshuru, là où notre peuple souffre sous les balles ? », questionne-t-il, visiblement indigné par le déploiement sécuritaire massif pour l’arrestation du président national de la NOGEC.‎

Dans un pays où l’Est continue de saigner sous les assauts récurrents des groupes armés, il est difficilement compréhensible  et moralement indéfendable  qu’un bataillon soit mobilisé, en pleine nuit, pour réprimer des citoyens pacifiques venus simplement apporter leur soutien à leur leader, ces jeunes ont été brutalisés alors qu’ils ne portaient ni armes, ni menaces. Certes, nous nous inclinons avec respect devant les institutions républicaines, mais il est légitime de s’interroger : si un tel déploiement militaire avait été effectué dans les territoires , Rutshuru ou Djugu , Goma , Bukavu la paix serait probablement déjà restaurée à l’Est de la RDC. Ce déséquilibre dans la gestion des priorités nationales ne fait qu’aggraver le sentiment d’injustice et d’abandon dans l’opinion publique.

Selon Samuel Mulenda, cette démonstration de force, dans une affaire hautement politisée, contraste avec l’abandon apparent de plusieurs régions de l’Est du pays, livrées à l’insécurité chronique. « Il ne s’agit pas de contester la justice, mais de questionner une gestion à géométrie variable des urgences de l’État , Le peuple n’est pas dupe. Et l’histoire, elle, se souviendra toujours de ceux qui ont été injustement condamnés pour avoir défendu une cause noble. » conclu t’il.

La rédaction

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