Le gouverneur du Kasaï Central a officiellement signé, ce vendredi, une série d’arrêtés portant nomination des nouveaux bourgmestres des communes et administrateurs des territoires de la province. Cette décision attendue vise, selon le gouvernorat, à redynamiser la gouvernance locale et à répondre aux multiples défis de terrain, notamment en matière de sécurité et de développement.

Dans ces arrêtés, plusieurs figures nouvelles et quelques reconductions ont été annoncées, dans un souci — selon le communiqué officiel — « d’équilibre, de compétence et de loyauté à la vision du Chef de l’État ».

Une décision qui fait réagir à Kinshasa

Peu après l’annonce de ces nominations, le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières a exprimé des réserves quant à la régularité de cette démarche.

Dans une déclaration transmise à la presse, le VPM a rappelé que la nomination des autorités locales doit impérativement s’inscrire dans le respect strict des procédures prévues par la Constitution et les lois en vigueur, notamment en ce qui concerne la concertation préalable avec le pouvoir central.

« Nous saluons toute initiative visant à renforcer la gouvernance de proximité, mais celle-ci doit s’effectuer dans un cadre légal clair, afin de prévenir toute contestation », a indiqué le VPM, tout en appelant à un dialogue entre Kinshasa et les autorités provinciales pour harmoniser les démarches.

🏛️ Un acte salué localement mais sous surveillance

Du côté du Kasaï Central, la signature des arrêtés a été bien accueillie par certains acteurs de la société civile qui y voient un pas vers la stabilisation des entités locales et la relance des services publics de base. Toutefois, des observateurs notent que cette décision pourrait raviver les tensions institutionnelles entre Kinshasa et Kananga si un consensus n’est pas rapidement trouvé.

Pierre Kandayi

By admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *