Un enseignant d’environ 29 ans a été violemment passé à tabac dans la nuit de lundi à mardi, dans le quartier voisin du complexe scolaire AGOZO, à la 3ᵉ Rue de Kamako. La victime, identifiée comme Valentin Tshisumba, a été agressée par un groupe de jeunes pour des raisons encore confuses, mais qui seraient liées à une rivalité sentimentale.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les agresseurs auraient tendu un guet-apens à l’enseignant, soupçonné d’entretenir une relation avec une jeune femme proche de l’un des membres du groupe. « Ils ont monté un plan contre lui, juste parce qu’ils ont cru qu’il avait des vues sur une fille du quartier », témoigne un habitant visiblement choqué.
L’enseignant, apprécié pour son engagement dans le secteur de l’éducation, a été retrouvé inconscient, dans un état physique critique. Il a été transporté en urgence à l’hôpital général de référence de Kamako où il reçoit actuellement des soins intensifs.
Deux suspects arrêtés, l’enquête se poursuit
Alertées, les forces de l’ordre sont rapidement intervenues et ont procédé à l’arrestation de deux des auteurs présumés de l’agression. Une enquête est en cours afin d’identifier et d’interpeller les autres complices.
Justin Kanku, frère aîné de la victime, appelle à l’implication de la justice : « Nous demandons que lumière soit faite et que les auteurs de cet acte barbare répondent de leurs actes. »
L’appel à l’abandon de la justice populaire
Cet incident met une nouvelle fois en lumière le phénomène inquiétant de la justice populaire dans certaines zones de Kamako. Les autorités locales invitent la population à privilégier les voies légales de règlement des conflits et à collaborer activement avec les services de sécurité.
Jovani Pasua Buloba
