Dans une déclaration solennelle, l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a annoncé son retour imminent au pays. « J’ai pris la résolution de rentrer, sans délai, au pays. J’ai décidé de commencer par la partie orientale du pays, parce qu’il y a péril en la demeure », a-t-il affirmé, exprimant son inquiétude face à la dégradation généralisée de la situation sécuritaire et à la « déliquescence » des institutions nationales.
Le choix de Goma comme première étape de son retour suscite de vives réactions. La ville est actuellement sous contrôle de groupes rebelles, rendant ce déplacement aussi symbolique que risqué. Pour plusieurs analystes politiques, cette décision traduit une volonté affichée de Joseph Kabila de marquer sa présence aux côtés de la population affectée et de se repositionner sur l’échiquier politique national. Certains y voient également un signal fort au régime Tshisekedi, justifiant sa position comme parrain de l’AFC gérer par Corneille Nangaa, son collaborateur de longtemps.
Ce retour de l’ex-chef de l’État intervient dans un contexte tendu, alors que les regards se tournent vers les prochaines échéances politiques dans un climat de plus en plus instable.
Pierre Kandayi
