La situation devient de plus en plus préoccupante dans la cité de Kamonia, chef-lieu du territoire de Tshikapa, à l’est de la province du Kasaï, où la progression rapide des ravins met en péril plusieurs infrastructures publiques et habitations.

Dans les quartiers Muawikha, du Marché et Kangapu, les habitants tirent la sonnette d’alarme face à l’avancée inquiétante de ces ravins causés par les érosions hydrauliques. Ils interpellent aussi bien les autorités provinciales que nationales afin d’agir en urgence pour limiter les dégâts.

Selon plusieurs victimes rencontrées sur place, ces ravins ont déjà entraîné des pertes considérables, notamment des biens de grande valeur. « Nous avons tout perdu. Nos maisons sont menacées et certaines ont déjà été englouties », témoigne un habitant du quartier Muawikha.

Les infrastructures publiques ne sont pas épargnées. Le marché moderne construit avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD) figure parmi les ouvrages aujourd’hui exposés à un risque imminent. De même, certaines structures sanitaires, notamment les aires de santé de Kamonia et de Dintshiantshia, sont également menacées.

Des sources locales confirment par ailleurs que l’Institut Maranatha ainsi que plusieurs habitations ont déjà été engloutis par ces ravins, accentuant davantage la psychose au sein de la population.

Steve Kayembe, depuis Kamonia

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *