Vingt-neuf chefs d’établissements secondaires de la sous-division de l’EPST Ilebo 1 affirment ne pas avoir reçu les frais de fonctionnement prévus dans le cadre du Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF) pour l’année scolaire 2024-2025. Ils demandent l’intervention des autorités compétentes afin de faire la lumière sur cette situation.

L’inquiétude gagne les rangs des responsables d’établissements scolaires de la sous-division provinciale de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC) d’Ilebo 1, dans la province du Kasaï.

Dans une lettre datée du 17 septembre 2026 et adressée aux autorités compétentes, dont une copie est parvenue à notre rédaction, 29 chefs d’établissements secondaires ciblés par le projet PAAF disent attendre toujours le paiement des fonds destinés au fonctionnement de leurs écoles au titre de l’année scolaire 2024-2025.

Selon ces responsables scolaires, plusieurs établissements auraient déjà bénéficié de ces fonds, alors que les écoles qu’ils dirigent, affirment-ils, auraient également rempli les conditions exigées dans le cadre du projet.

Cette situation suscite des interrogations parmi les responsables concernés. Dans leur correspondance, ils évoquent notamment des soupçons de mauvaise gestion, voire de détournement présumé, des fonds destinés au fonctionnement des établissements et à la prise en charge des filles bénéficiaires du projet.

Ces accusations, qui restent à vérifier, n’ont pour l’heure pas fait l’objet d’une réponse officielle de la part des responsables du PAAF.

Les chefs d’établissements concernés demandent ainsi l’implication des autorités provinciales et nationales afin que des vérifications soient menées et qu’une explication soit apportée sur la destination des fonds prévus pour leurs écoles.

Ils souhaitent surtout être rétablis dans leurs droits et connaître les raisons du retard ou du non-paiement de ces financements.

En attendant une éventuelle réaction des responsables du projet PAAF, les 29 chefs d’établissements restent dans l’attente d’une clarification officielle sur ce dossier.

David Kawanga

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