Les agents de l’État affectés à la Division provinciale de la Communication et Médias du Kasaï haussent le ton. Dans une déclaration rendue publique ce vendredi, ils dénoncent une situation qu’ils qualifient d’« injuste » : depuis la création de la province du Kasaï, aucun agent de cette administration n’aurait perçu la moindre prime. Face à cette réalité, ils sollicitent l’implication du président de la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire (ECOFIN) de l’Assemblée nationale, l’honorable Gyu Mafuta Kabongo, afin de faire avancer leur dossier.

Une situation jugée inacceptable

Selon les signataires de la déclaration, cette absence prolongée de primes plonge les agents dans une précarité croissante, alors même qu’ils assurent quotidiennement leurs missions au sein de l’administration publique.

Ils affirment que, depuis l’érection du Kasaï en province, leurs revendications sont restées sans suite, malgré plusieurs démarches entreprises auprès des autorités compétentes.

Plus de 350 agents toujours non mécanisés

Les agents mettent également en lumière les difficultés liées à leur situation administrative. D’après eux, dans la ville de Tshikapa, seulement 15 agents sont actuellement mécanisés, tandis que plus de 350 autres attendent toujours la régularisation de leur statut administratif et financier.

Ils estiment que cette situation compromet le bon fonctionnement de leur service et accentue les inégalités au sein de la fonction publique.

Un appel à Gyu Mafuta et au caucus des députés du Kasaï

S’adressant à Gyu Mafuta Kabongo, les agents demandent au député national de porter leur plaidoyer auprès des instances compétentes, notamment en raison de ses responsabilités à la tête de la commission ECOFIN.

Ils invitent également le caucus des députés nationaux du Kasaï à entreprendre des démarches auprès du ministère du Budget, en collaboration avec le Coordonnateur général de leur service, afin de :

– s’enquérir de l’état d’avancement de leurs dossiers de primes ;
– obtenir des explications sur les raisons de cette exclusion ;
– plaider pour une régularisation rapide de leur situation.

Les agents dénoncent une inégalité de traitement

Les auteurs de la déclaration affirment que les agents des Divisions provinciales de la Communication et Médias d’autres provinces bénéficient régulièrement de leurs primes, contrairement à ceux du Kasaï.

Ils considèrent cette différence de traitement comme une atteinte au principe d’équité dans la gestion de la fonction publique et demandent que les mêmes droits soient garantis à tous les agents de l’État, sans distinction de province.

Le ministère de tutelle interpellé

Les agents rappellent enfin que la gestion des primes relève des attributions du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. Ils l’invitent à prendre les dispositions nécessaires afin que les agents de la Division provinciale du Kasaï bénéficient, eux aussi, des avantages prévus par les textes.

« Nous ne quémandons pas une faveur, nous réclamons un droit », déclarent-ils, avant de conclure par un appel aux autorités nationales et provinciales à agir rapidement pour mettre fin à cette situation qu’ils jugent injuste.

La balle est désormais dans le camp des autorités compétentes, appelées à répondre à cette revendication portée par les agents de la Division provinciale de la Communication et Médias du Kasaï.

Rédaction

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