Le journaliste congolais John Zihindula, actuellement en exil en Ouganda, affirme avoir été victime d’une attaque armée dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2026. Dépouillé de tous ses biens et documents migratoires par trois hommes armés de machettes et de couteaux, il dit avoir également reçu des menaces explicites contre sa vie, renforçant ses craintes d’être pris pour cible en raison de son travail.
Selon son témoignage, les assaillants ont fait irruption à son domicile aux environs de deux heures du matin. Avant même de passer à l’acte, ils auraient cherché à confirmer son identité. L’un d’eux lui aurait demandé : « C’est toi John Zihindula ? » avant qu’un autre ne confirme qu’il s’agissait bien du journaliste.
Les trois hommes auraient ensuite emporté l’argent, deux téléphones, un ordinateur, une radio, une batterie externe ainsi que l’ensemble de ses documents personnels et migratoires. Avant de quitter les lieux, ils lui auraient adressé un message inquiétant : « Évite de beaucoup publier sur les réseaux sociaux, ta vie est en danger. »
Pour John Zihindula, cette attaque ne serait pas un simple acte de banditisme. Il affirme qu’elle intervient après plusieurs menaces de mort qu’il dit avoir reçues ces derniers mois. Toutefois, à ce stade, aucun élément officiel ne permet encore d’établir le mobile exact de cette agression ni d’identifier ses auteurs.
Dès le lendemain, le journaliste a saisi les autorités locales. Orienté par le chef de son avenue, il a déposé plainte auprès de la police ougandaise, qui a ouvert une enquête.
Dans son message d’alerte, John Zihindula appelle les autorités ougandaises, les organisations de défense des droits humains et les acteurs de la liberté de la presse à prendre des mesures pour assurer sa protection. Il affirme vivre dans une insécurité permanente et redoute une nouvelle attaque.
La rédaction
