Des témoignages concordants en provenance du territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, font état de graves exactions commises contre les populations civiles vivant dans des zones sous contrôle des rebelles du M23, particulièrement dans la chefferie de Batangi.

Selon plusieurs sources locales, les habitants du sud de Lubero subissent des actes d’intimidation et de violence physique, notamment lors des journées de salongo (travaux communautaires), rendues obligatoires par les autorités de fait. Chaque samedi, les civils sont contraints de participer à ces travaux, sous peine de sanctions corporelles sévères.

Les localités concernées incluent notamment Alimbongo, Kaseghe, Hutwe, Mighobwe, Mbingi, Kirumba, Kayna, Kanyabayonga, Miriki, Luofu, Kanyatsi et Tama, où les habitants vivent dans un climat de peur permanent.

D’après les témoignages recueillis, toute absence non justifiée au salongo est immédiatement sanctionnée par des coups de fouet infligés en public. Les motifs invoqués peuvent varier : absence au travail communautaire, défaut de présentation de la carte d’électeur, ou encore soupçons d’être un nouvel arrivant dans le quartier.

« Peu importe la raison, ce sont les fouets qui parlent », confie un habitant sous couvert d’anonymat, décrivant une situation où les droits fondamentaux sont systématiquement bafoués.

Les victimes sont souvent battues sur des parties sensibles du corps, ce qui entraîne des blessures graves. Après ces sévices, certaines personnes sont contraintes de payer des amendes avant d’être orientées vers des structures sanitaires pour des soins. Cependant, faute de moyens et de médicaments adéquats, plusieurs cas de décès seraient enregistrés à la suite de ces traitements inhumains.

La rédaction

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