Un drame fluvial d’une rare gravité s’est produit dans la nuit du mardi à mercredi 1er juillet 2026, à la bifurcation des rivières Kasaï et Sankuru, dans le territoire d’Ilebo (province du Kasaï). Une baleinière transportant des marchandises ainsi que plus de 250 passagers en provenance d’Ilebo vers le Sankuru a chaviré aux environs de 21 heures, plongeant des dizaines de familles dans l’angoisse et la désolation.
À ce jour, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités compétentes. Ce silence suscite de vives inquiétudes au sein de la population locale. Toutefois, selon la société civile forces vives d’Ilebo, plusieurs morts et disparus sont déjà à déplorer, tandis qu’une vingtaine de rescapés auraient été sauvés des eaux.
Par la voix de son président, François Malepo, la société civile tire la sonnette d’alarme et dénonce ce qu’elle qualifie d’inaction des services étatiques chargés du contrôle au port Kalina, principal point d’embarquement dans la cité d’Ilebo. Elle appelle à l’ouverture urgente d’une enquête sérieuse afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes du naufrage et d’établir les responsabilités.
Le témoignage d’une survivante vient renforcer les soupçons d’un non-respect des normes de sécurité. Selon elle, la baleinière était en situation de surcharge au moment du départ, ce qui aurait contribué au chavirement. Elle affirme n’avoir eu la vie sauve que « par la grâce de Dieu ».
Ce nouveau drame relance le débat sur la sécurité du transport fluvial en République démocratique du Congo, où les cas de naufrages restent fréquents. Il intervient après deux tragédies similaires enregistrées en septembre et novembre 2025, ayant également causé d’importantes pertes en vies humaines.
Face à cette situation alarmante, la société civile d’Ilebo insiste sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle et de prévenir de tels incidents à répétition, qui endeuillent régulièrement les populations riveraines.
David Kawanga
