La production maraîchère, pourtant en pleine expansion dans la zone de santé de Kamonia, fait face à de sérieux obstacles. Les pépiniéristes dénoncent une recrudescence des cas de divagation d’animaux et de vols répétés, une situation qui compromet leurs efforts et menace la disponibilité des légumes sur les marchés locaux.

Grâce à l’accompagnement technique des experts du projet Tudienzele, mis en œuvre par l’ONG ADRA au Kasaï, l’agriculture locale avait enregistré des progrès significatifs ces derniers mois. Ce programme vise notamment à lutter contre la malnutrition au sein des ménages en renforçant la production vivrière.

Cependant, lors d’une descente effectuée par le média Tshikapa News.net dans plusieurs sites maraîchers de Kamonia, les producteurs ont exprimé leur inquiétude face à la destruction régulière de leurs cultures.

« Nous cultivons ces légumes pour les vendre et nourrir nos familles afin de lutter contre la malnutrition. Malheureusement, les bêtes en divagation détruisent nos germoirs, sans compter les vols perpétrés par des personnes non identifiées. Cette situation nous affaiblit énormément », témoigne une pépiniériste rencontrée sur place.

Dans ces jardins maraîchers, plusieurs variétés de semences sont cultivées, notamment les tomates, les aubergines, les choux, l’amarante et le céleri. Ces cultures sont souvent associées afin de préserver la fertilité du sol et d’optimiser les rendements.

Il convient de noter que cette dynamique agricole s’inscrit dans le cadre du projet Tudienzele, une initiative portée par l’ONG ADRA, en partenariat avec Adam Smith et FMMDI, visant à améliorer les conditions de vie des populations rurales du Kasaï.

Steve Kayembe, depuis Kamonia

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