Le Kasaï doit dès maintenant renforcer son écosystème entrepreneurial pour mieux tirer profit des investissements et des futurs grands projets dans la province. C’est l’appel lancé mardi 25 août par Tony Kwete Serge, chef de service à l’ANADEC, lors d’un dîner organisé par l’ANAPI.

Selon lui, les autorités provinciales doivent plaider pour l’implantation au Kasaï de plusieurs mécanismes d’accompagnement des entrepreneurs, notamment le FOGEC, le FPI, le GUCE, l’ARSP, ainsi que les différents projets soutenus par la Banque mondiale.

L’objectif est de permettre aux entreprises locales, particulièrement celles dirigées par des jeunes, de se préparer à accéder aux financements, aux marchés et aux opportunités de sous-traitance qui pourraient découler des investissements à venir.

Pour Tony Kwete Serge, l’arrivée des grands projets ne garantit pas automatiquement des retombées économiques durables. Sans entreprises locales suffisamment structurées, les marchés et les contrats risquent de bénéficier principalement à des opérateurs venus d’ailleurs.

La présence du Fonds de garantie pour l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC) et du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) apparaît ainsi comme un levier important pour faciliter l’accès au financement et réduire les risques liés aux investissements. De son côté, le Guichet unique de création d’entreprise (GUCE) peut contribuer à accélérer la formalisation des activités économiques.

L’ARSP, pour sa part, pourrait également jouer un rôle important dans l’accès des entreprises locales aux opportunités de sous-traitance. Une meilleure préparation des PME permettrait ainsi au tissu économique provincial de répondre aux exigences des futurs marchés.

L’ANADEC insiste également sur la nécessité d’anticiper la préparation de la jeunesse dans le cadre du projet « Debout Jeune Congolais » (CONAPAS). Formation professionnelle, orientation, entrepreneuriat, mentorat et accompagnement des jeunes devraient, selon cette vision, être renforcés avant la mise en œuvre des grands investissements.

Le défi pour le Kasaï est donc de transformer ses ressources minières et son potentiel humain en véritables opportunités économiques locales. Cela passe notamment par la création d’un environnement favorable aux affaires, l’amélioration des infrastructures, la sécurité juridique, la transparence et la lutte contre la corruption.

À travers cet appel, l’enjeu est de faire en sorte que les futurs investissements ne profitent pas uniquement aux ressources du sous-sol, mais contribuent également à l’émergence d’un tissu de PME locales capables de créer des emplois et de générer une croissance durable.

Le message de l’ANADEC est ainsi sans équivoque : il faut préparer les entrepreneurs aujourd’hui pour qu’ils soient capables de saisir les opportunités de demain.

Rédaction

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