Un marché improvisé de vente de braises érigé au niveau du pont Kasaï, reliant les communes de Mabondo et Kanzala, suscite de vives inquiétudes parmi les habitants de cette partie de la ville de Tshikapa.

Installés presque sur la chaussée, vendeuses et vendeurs de braises sont accusés d’être à l’origine de plusieurs accidents de circulation enregistrés quotidiennement sur cet axe stratégique très fréquenté par les motos, véhicules et piétons.

Entre embouteillages, manœuvres dangereuses et insécurité permanente, la situation devient de plus en plus préoccupante pour les usagers du pont.

Selon le témoignage d’un habitant du milieu recueilli ce mercredi 27 mai 2026, l’occupation anarchique de la route par les commerçants complique fortement la circulation.

Les sacs de braises, étalages et autres marchandises exposés directement sur la voie publique réduisent considérablement l’espace réservé aux usagers. « Chaque jour, nous assistons aux accidents ici. Les motos ne savent plus bien passer, les véhicules aussi. Même les piétons souffrent pour marcher parce que les vendeurs occupent presque toute la route », a confié notre source sous anonymat. D’après lui, plusieurs conducteurs sont contraints d’effectuer des dépassements risqués ou des manœuvres brusques afin de contourner les marchandises, augmentant ainsi les risques de collision.

La population locale déplore également l’absence totale de mesures de sécurité dans ce marché improvisé où commerçants, clients et usagers de la route se croisent dans un désordre permanent.

Hommes, femmes et enfants circulent difficilement au milieu du trafic, sans aucun encadrement des services compétents. Certains vendeurs étendent même leurs marchandises jusque sur la chaussée, aggravant davantage les perturbations, particulièrement aux heures de pointe entre Mabondo et Kanzala.

Notre source accuse par ailleurs la préposée de ce marché de privilégier davantage la perception des recettes journalières que la sécurité des usagers. « Ce qui les intéresse, c’est seulement l’argent du marché. Pourtant les vendeuses et vendeurs entrent même sur la route sans aucune crainte et personne ne les arrête », regrette-t-il. Face à cette situation jugée alarmante, plusieurs habitants appellent les autorités urbaines, la Police de circulation routière ainsi que les services compétents à intervenir en urgence afin de mettre fin à cette anarchie commerciale. Ils réclament notamment la libération immédiate de la chaussée, l’interdiction des activités commerciales sur la route et la réorganisation du marché dans un espace adapté pour prévenir de nouveaux accidents et sécuriser les usagers du pont Kasaï.

Louis Bandoweshi

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