Le Corps des Jeunes contre le Paludisme Kasaï (CJP) a organisé, ce jeudi 21 mai 2026, un dialogue communautaire du deuxième trimestre dans l’aire de santé de Tshimuishi, située dans la Zone de Santé de Kanzala.
Cette activité s’est déroulée sous la supervision du coordonnateur provincial, Jean Kabala Kalala Diba, avec la participation des autorités coutumières, administratives et sanitaires de la zone concernée.
L’objectif de cette rencontre communautaire était de permettre à la population d’exprimer librement les difficultés sociales et sanitaires auxquelles elle fait face, afin d’identifier des pistes de solutions avec les partenaires engagés dans la lutte contre le paludisme et le développement communautaire.
Plus de 70 personnes ont pris part à ces échanges, notamment 15 papas, 15 mamans, 15 jeunes garçons et 15 jeunes filles. Deux chefs coutumiers, l’Administrateur gestionnaire (AG), l’Infirmier titulaire (IT), l’Autorité communale (AC) ainsi que plusieurs membres du Comité de Développement de l’Aire de Santé (CODESA) ont également participé activement aux discussions.
Les participants ont salué cette initiative qui leur a permis d’exposer directement leurs préoccupations aux responsables et partenaires présents sur place.
Au cours des débats, les habitants de Tshimuishi ont dénoncé plusieurs difficultés freinant le développement de leur communauté. Parmi les principaux problèmes soulevés figurent le manque d’hôpitaux modernes, l’insuffisance d’écoles, l’absence de forages d’eau potable ainsi que le déficit d’éclairage public.
Selon plusieurs intervenants, ces conditions favorisent la propagation de certaines maladies et accentuent l’insécurité au sein de la communauté.
Les jeunes filles présentes ont particulièrement insisté sur les conséquences liées au manque d’eau potable. Elles ont expliqué que les longues distances parcourues pour s’approvisionner en eau exposent souvent les femmes et les jeunes filles à des violences et à des conflits sur les routes empruntées.
Les habitants ont également indiqué que l’absence d’eau potable contribue à la multiplication des maladies diarrhéiques dans plusieurs familles de cette aire de santé.
À l’issue des échanges, la population a lancé un appel aux partenaires, notamment au Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et à ALMa, afin que les recommandations formulées lors de ce dialogue soient traduites en actions concrètes.
Pour les participants, ces cadres d’échanges communautaires doivent désormais déboucher sur des réalisations visibles capables d’améliorer durablement les conditions de vie de la population de Tshimuishi et de toute la Zone de Santé de Kanzala.
Louis Bandoweshi
