La population du village Kanfuma, dans la commune de Mabondo, dénonce ce qu’elle qualifie d’escroquerie orchestrée par des individus se présentant comme agents de la division provinciale de l’Environnement du Kasaï.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, ces personnes exigeraient aux commerçants, éleveurs, responsables de boutiques, restaurateurs ainsi qu’aux vendeuses de fufu l’achat de documents administratifs dont la nature reste inconnue pour la population locale.
Interrogé par Tshikapa-News.Net, Waba Nkambua, dont la boutique aurait été scellée, affirme que ces individus imposent des paiements sous menace de fermeture des établissements.
« Il y a plus de cinq jours que ces agents circulent dans notre village pour faire payer aux gens des documents que nous ne maîtrisons même pas. Ils m’ont exigé d’acheter des documents pour ma boutique à 150 dollars, au risque de voir mon établissement scellé », a-t-il déclaré.
Il ajoute que plusieurs femmes vendeuses de fufu au marché de Kanfuma ont fui leurs activités à cause des pressions exercées par ces individus.
De son côté, le chef de division provinciale de l’Environnement, Patrice Lukunyi Kalala, rejette catégoriquement toute implication de son service dans cette opération.
Selon lui, aucun agent officiel n’a été déployé à Kanfuma pour une telle mission.
« Je ne reconnais pas avoir affecté des personnes dans ce groupement incorporé pour une telle mission. La population doit leur demander leur ordre de mission, savoir qui l’a signé et dans quel objectif », a-t-il clarifié.
Patrice Lukunyi rappelle également que seules les régies financières habilitées, notamment la DGRAD et la DGRKAS, disposent d’huissiers judiciaires pouvant procéder au scellage d’un établissement.
Le chef de division estime que ces individus doivent être interpellés pour avoir agi en dehors des procédures légales.
Depuis près d’une semaine, ces présumés faux agents sèmeraient l’inquiétude au sein de la population de Kanfuma. Les autorités appellent désormais les habitants à la vigilance et à collaborer avec les services compétents afin que les auteurs de ces actes répondent devant les juridictions compétentes.
Bosco Yamba
