Le conseiller communal de Kanzala, Sédar Nsenda, a tiré la sonnette d’alarme sur la recrudescence de l’insécurité dans cette commune de la ville de Tshikapa, tout en dénonçant l’échec du projet d’assainissement Tshikapa Mankenda, une initiative portée par la mairie.
L’élu communal s’est exprimé ce mardi 19 mai lors de la séance de validation des recommandations issues des rapports de vacances parlementaires. À cette occasion, il a dressé un tableau sombre de la situation sécuritaire et de la salubrité publique dans la commune de Kanzala.
Selon Sédar Nsenda, élu du parti Aigle du Congo pour le Développement, les cas de vols, d’extorsions et d’agressions sont devenus récurrents dans cette municipalité, malgré la présence de plusieurs postes de la Police nationale congolaise.
« En dehors des vols simples qui se produisent pendant la nuit, un autre phénomène déplorable mérite d’être signalé : des délinquants se positionnent le long du boulevard Lumumba, en pleine journée, pour confisquer les sacs d’argent de paisibles citoyens, sans être inquiétés, comme si l’État n’existait pas », a-t-il dénoncé.
Le conseiller communal affirme également que ces hors-la-loi arrachent régulièrement des téléphones, surtout aux heures vespérales. Il déplore par ailleurs que certains suspects arrêtés et transférés à la police soient relâchés quelques heures plus tard, alimentant ainsi un sentiment d’impunité.Au-delà de la question sécuritaire, Sédar Nsenda s’est montré très critique sur l’exécution du projet Tshikapa Mankenda, lancé par la mairie de Tshikapa dans le cadre de l’assainissement de la ville.
« Au départ, nous pensions que cette initiative pouvait réellement changer l’image de la commune de Kanzala, considérée comme la commune miroir de la ville de Tshikapa. Bien qu’il s’agisse d’une initiative de la mairie de Tshikapa, nous pouvons aujourd’hui conclure que ce projet a lamentablement échoué dans son exécution réelle », a-t-il regretté.
L’élu communal a souligné qu’en dehors du rond-point Fatshi, où quelques mamans et jeunes se mobilisent pour balayer uniquement le samedi matin, plusieurs autres priorités semblent avoir été abandonnées.
Il décrit une commune confrontée à une dégradation inquiétante de la salubrité publique, avec des déchets visibles dans plusieurs quartiers, notamment du côté de Socajik où, selon lui, une montagne d’immondices s’est formée sans réaction des autorités compétentes.
Sédar Nsenda dénonce également l’état des caniveaux d’évacuation des eaux pluviales, souvent obstrués, ainsi que la présence de nombreuses flaques d’eau stagnante, devenues des foyers d’insectes nuisibles à la santé publique.
Pierre KANDAYI
