Le ministre du Commerce extérieur et de l’Industrie, Julien Paluku, a appelé à des réformes structurelles urgentes au sein de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), à la suite de la suspension de son directeur général, Étienne Tshimanga, pour fautes jugées graves dans l’exercice de ses fonctions.
Cette suspension intervient après des allégations selon lesquelles l’ancien dirigeant aurait mis en place un système informatique parallèle destiné au contrôle des opérations d’importation et d’exportation. Cette pratique, considérée comme contraire aux principes de transparence et de régularité administrative, a suscité de vives préoccupations quant à la fiabilité des procédures économiques supervisées par l’institution.
Dans ses récentes déclarations, le ministre a insisté sur la nécessité de restaurer la crédibilité de l’Office à travers le renforcement de la transparence, de la responsabilité et du respect strict des normes de gestion publique. Il a également rappelé que la gouvernance d’une institution stratégique repose sur une vision claire, la rigueur administrative, la capacité décisionnelle et l’application équitable des mesures disciplinaires.
Ces orientations ont été transmises lors d’échanges avec la Directrice générale intérimaire, Christelle Muabilu, à qui il a été confié la mission de conduire des réformes prioritaires visant à redynamiser l’établissement, notamment dans les domaines du contrôle, de la conformité et de la traçabilité des opérations économiques.
Dans la foulée, une commission de redressement a été mise en place par arrêté ministériel en date du 17 février. Cette structure aura pour mandat d’identifier les dysfonctionnements à l’origine des irrégularités constatées et de proposer des mécanismes de correction durables. Afin de garantir son indépendance, le financement de cette commission sera assuré par le budget du ministère et non par celui de l’Office.
Institution technique clé dans la vérification de la qualité des produits et le contrôle des transactions commerciales, l’Office Congolais de Contrôle fait régulièrement face à des critiques liées à des insuffisances dans le suivi des flux d’importation et d’exportation. Ces dysfonctionnements alimentent les inquiétudes quant à leur impact potentiel sur la stabilité économique nationale, dans un contexte marqué par des défis monétaires persistants.
Chevalier Mukanzu – Tshikapa News, Kinshasa
