La situation environnementale à Kamonia, dans le territoire de Tshikapa (province du Kasaï), se détériore de manière alarmante, suscitant une vive inquiétude au sein de la population locale. Les habitants dénoncent l’inaction persistante des services publics chargés de la protection de l’environnement, accusés de détourner leur mission première.
Sur le terrain, le constat est préoccupant. Le déboisement massif progresse sans contrôle, l’insalubrité gagne du terrain et l’absence de canalisations adéquates favorise les eaux de ruissellement. Cette combinaison de facteurs accélère la formation de ravins, mettant en péril les habitations, les routes et les activités socio-économiques de la cité.
La population de Kamonia fustige particulièrement l’orientation des actions menées par le service de l’Environnement, accusé de se focaliser davantage sur la répression de certaines activités locales — telles que la production du vin de palme ou la fabrication de briques — au détriment des véritables enjeux écologiques. Une approche jugée sélective et inefficace face à l’ampleur des défis environnementaux actuels.
Dans un micro-trottoir réalisé par la rédaction de Tshikapa News, plusieurs habitants ont exprimé leur ras-le-bol.
« Nous condamnons le travail non professionnel abattu par le service de l’Environnement du territoire de Tshikapa. Le tissu environnemental est déboisé à un niveau critique, il n’y a aucune canalisation des eaux, et cela nous cause d’énormes préjudices », témoigne un habitant ayant requis l’anonymat.
Au-delà du service de l’Environnement, celui de l’Hygiène publique est également mis en cause. Les deux structures territoriales sont accusées de manque d’initiative, de coordination et d’une incapacité manifeste à répondre efficacement aux urgences environnementales qui menacent Kamonia.
Steve Kayembe
