Quatre femmes de ménage issues de la communauté Wongo ont été violemment agressées, samedi 29 novembre 2025, alors qu’elles exerçaient des travaux champêtres à Kalunga, territoire d’Ilebo. Munis d’armes blanches selon des témoins, les assaillants — non encore identifiés — ont grièvement blessé les victimes avant de prendre fuite.

Deux femmes ont été évacuées d’urgence à l’hôpital général de référence de Banga Lubaka. Les deux autres ont été admises dans un centre de santé local à Kalunga pour une prise en charge appropriée, indiquent des sources sanitaires.

Contactée par Tshikapa News, l’une des survivantes pointe du doigt un groupe de jeunes de la communauté Pende comme auteurs de l’attaque. Une version vivement réfutée par une source Pende, qui a préféré garder l’anonymat. Les contours du mobile et l’identité formelle des agresseurs demeurent donc non élucidés.

À Kalunga-Port, l’atmosphère reste tendue. Malgré un retour progressif des habitants dans les champs, un calme qualifié de précaire s’observe après une série de violences antérieures ayant coûté la vie à plusieurs personnes, d’après une source communautaire.

La population locale dénonce l’inaction du conseil de sécurité et accuse les autorités de « manque de réactivité ». Des appels pressants sont lancés tant aux instances provinciales que nationales pour un renforcement urgent du dispositif sécuritaire dans la zone. Selon une source du secteur, certaines mesures seraient en examen, sans précision sur leur nature ni leur délai d’exécution.

Plusieurs habitants affirment vivre désormais dans la peur. Certains ne regagnent leurs champs qu’avec crainte, malgré la maturité de leurs récoltes.

Par David Kawanga

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