Un cas grave de violence basée sur le genre a été signalé à Luebo, dans la province éducationnelle Kasaï 1. Une enseignante identifiée sous le nom de Mme Ntumba affirme avoir été violée par des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) lors d’une marche pacifique revendiquant le paiement complet de deux mois d’arriérés de salaire auprès de la Caritas, leur banque payeuse.
La manifestation s’est déroulée le vendredi 14 novembre 2025 à Ndjoko Punda, dans la cité de Luebo. Les enseignants protestaient contre le paiement d’un seul mois de salaire alors que le retard cumulé atteignait deux mois et deux semaines, une situation jugée inacceptable par ces professionnels de l’éducation.
Selon le témoignage de la victime, l’intervention policière aurait dégénéré en actes de représailles contre les manifestants.
« Je suis victime de violences commises par des policiers alors que nous réclamions nos droits. Ils ont abusé de moi et cela m’a coûté l’exclusion de mon foyer », a déclaré Mme Ntumba, visiblement éprouvée.
Les autorités locales — notamment l’administrateur du territoire, la bourgmestre de la commune rurale et les responsables du secteur éducatif — condamnent fermement cet acte. Le ministre provincial ayant l’Éducation dans ses attributions s’est également exprimé en des termes vigoureux :
« Nous demandons à la justice de sanctionner sévèrement les auteurs de cet acte ignoble. Nous appelons aussi son époux à reconsidérer sa position. La victime n’a rien commis de volontaire, elle a subi une agression sexuelle. »
La société civile alerte depuis plusieurs mois sur la recrudescence des violences basées sur le genre dans la province du Kasaï. Elle exhorte les autorités judiciaires à poursuivre et punir systématiquement les auteurs afin de dissuader toute récidive.
Bosco Yamba Kakenga
