La non-célébration de la Journée mondiale du diabète, le 14 novembre dernier au Kasaï, avait suscité de vives réactions au sein de la société civile. Face à cette situation, la ministre provinciale de la Santé publique, Odette KAMA MEKANDA, a finalement réagi à travers un message relayé par son coordonnateur, Joseph MBUYI MBINGILAYI, lors d’une interview accordée à Tshikapa News.Net.

Le coordonnateur a souligné que le diabète demeure un problème majeur de santé publique dans la province, avec un taux de prévalence estimé entre 4 et 7,7 %, selon les dernières enquêtes réalisées par des experts. Il rappelle que les deux formes les plus courantes — le diabète de type 1, ou diabète juvénile, et le diabète de type 2, connu comme diabète de maturité — touchent désormais toutes les tranches d’âge, en lien avec le thème mondial de l’année 2025 : « Diabète pour tous les âges ».

MBUYI appelle la population à adopter des comportements préventifs pour réduire les risques, notamment en évitant le surpoids, en pratiquant une activité physique régulière et en privilégiant une alimentation équilibrée. Il affirme que le ministère de la Santé publique, avec l’appui de ses partenaires, a doté toutes les structures sanitaires des outils nécessaires pour la prise en charge des maladies non transmissibles, dont le diabète, assurant que ces dispositifs fonctionnent déjà dans l’ensemble des hôpitaux de la province.

Sur le volet sensibilisation, il indique que les messages d’information sont diffusés à travers les médias locaux ainsi que lors des réunions sanitaires organisées dans les hôpitaux. Il met en garde contre certaines pratiques à risque observées dans la population, notamment la consommation incontrôlée de Plumpy’Nut, un aliment thérapeutique destiné exclusivement aux personnes souffrant de malnutrition.

Selon lui, cette mauvaise utilisation peut exposer les consommateurs à des complications, le diabète étant qualifié de « tueur silencieux » pouvant accompagner le patient toute sa vie.

Cette réaction officielle intervient après les critiques émises par la société civile, particulièrement l’ASBL Encadrement de la Jeunesse Congolaise (E.J.C) de Bosco YAMBA KAKENGA, qui avait dénoncé l’absence d’activités commémoratives dans la province lors de cette journée mondiale.

Bosco yamba Kakenga

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