À Tshikapa, dans la sous-division de Kanzala, un incident choquant met en lumière les abus persistants dans certaines écoles publiques. À l’Institut Nkole, situé dans le quartier Kasaï, en diagonale de l’église centrale PEFACO Nzambe Malamu, un élève aurait été violemment battu par un enseignant, au point d’être blessé à la gorge. Selon les témoins, cette agression serait survenue après que l’élève n’ait pas pu s’acquitter des frais scolaires exigés par l’établissement.
Les faits ont suscité une vive émotion au sein de la communauté locale. D’après des sources sur place, le préfet des études, loin de condamner l’acte, se serait montré agressif envers les journalistes venus s’enquérir de la situation. Il aurait ordonné aux enseignants et aux élèves de chasser ces derniers, allant jusqu’à les inciter à les lapider. Une attitude qui choque plus d’un et met en cause le respect des principes élémentaires de responsabilité éducative.
Interrogé, le préfet des études aurait justifié son comportement en affirmant être autorisé à punir corporellement les élèves et à fixer les frais scolaires selon les besoins de l’établissement. Il a soutenu que, travaillant dans une école publique non prise en charge par l’État, il lui revenait de trouver des moyens de fonctionnement.
Ces justifications sont jugées inacceptables par plusieurs acteurs de la société civile, qui dénoncent la banalisation des violences à l’école et la violation flagrante de l’arrêté du gouverneur fixant les frais scolaires. Pour eux, cet incident illustre la nécessité urgente de renforcer la surveillance des établissements scolaires publics et de rappeler aux responsables éducatifs leurs obligations légales et morales envers les élèves.
Pierre Kandayi
