Une vive tension règne dans le territoire de Luebo (province du Kasaï) après la nomination contestée de Désiré Kantshia comme président du Conseil Territorial de la Jeunesse. Cette décision, prise par l’administrateur du territoire, Jean Tshiawuke, est jugée illégitime par une large frange de la jeunesse locale qui réclame des élections libres, démocratiques et transparentes.
Selon plusieurs témoignages recueillis par votre rédaction, cette nomination s’est faite en violation des instructions officielles émanant des autorités en charge de la jeunesse. Ces dernières exigent que les candidats soient :
– âgés de 25 à 32 ans ;
– de nationalité congolaise ;
– membres actifs d’une structure de jeunesse légalement reconnue ;
– titulaires au minimum d’un diplôme de graduat.
Or, Désiré Kantshia ne remplirait aucune de ces conditions outre que son âge et son appartenance à la nationalité congolaise. Il serait simplement diplômé d’État, non affilié à une structure de jeunesse, militant actif de l’UDPS et résident habituel de Tshikapa, et non de Luebo.
« L’administrateur a convoqué les deux candidats à la présidence en aparté, puis est revenu pour annoncer unilatéralement la nomination de Désiré Kantshia comme président et de Grâce Musoko comme premier vice-président, leur demandant d’apporter chacun cinq noms pour former un comité », dénonce un jeune leader local, sous anonymat.
Autre fait troublant : plusieurs électeurs légitimes n’ont pas été informés de la tenue de l’activité. « Nous avons été mis devant le fait accompli », regrette un responsable d’association de jeunes, dénonçant une manœuvre politique orchestrée loin de l’esprit démocratique.
Face à cette situation, la jeunesse du territoire appelle à l’annulation pure et simple de cette nomination qu’elle juge *« politisée et manipulée »*. Elle exige la reprise du processus dans le respect des textes régissant le Conseil National de la Jeunesse en RDC.
Cette affaire devient un test pour les autorités provinciales et nationales. Le président du Conseil National de la Jeunesse est appelé à intervenir pour restaurer la légitimité du processus et éviter que de telles pratiques n’entachent l’image de la jeunesse congolaise.
Rédaction
