L’Institut de Tshikapa, jadis connu sous le nom d’Athénée de Tshikapa, a été la cible d’un acte de vandalisme d’une rare gravité. Située dans la commune de Kanzala, quartier Matempu, sur l’avenue de la Ferme, cette école emblématique de la ville de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, a été saccagée par des individus non encore identifiés.
Selon le préfet des études, Édouard Ngalamulume Buluaba, les assaillants ont détruit les bâtiments scolaires, avant de s’en prendre au mobilier et au matériel didactique.
« Ces inciviques ont renversé les bancs, brisé les fenêtres, brûlé des fournitures scolaires et laissé les murs noircis par la fumée », a-t-il expliqué.
Sur sa page Facebook, le responsable de l’établissement a exprimé son amertume :
« C’est un coup dur pour notre communauté. Cette école représentait l’avenir de nos enfants. Nous avons travaillé dur pour offrir un cadre digne à nos élèves. Voir tout cela anéanti en une nuit est insupportable. »
Cet acte d’incivisme constitue, selon plusieurs habitants du quartier, une véritable blessure morale pour toute la communauté éducative. Il interpelle les consciences sur la nécessité de renforcer l’éducation civique et le respect du bien public.
Le préfet des études lance un SOS aux autorités locales afin qu’une enquête soit diligentée pour identifier les auteurs de ces actes et les traduire en justice. Il plaide également pour une reconstruction rapide de cette école publique souvent laissée à l’abandon, afin de permettre aux élèves de reprendre les cours dans un cadre décent.
« Au-delà des murs détruits, c’est l’espoir de toute une génération qu’il faut rebâtir », conclut-il.
Pierre Kandayi
