À l’occasion de la rentrée parlementaire de ce lundi 15 septembre 2025, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a surpris toute la nation en demandant publiquement pardon aux députés nationaux.
Un geste apparemment humble… mais en politique congolaise, c’est un aveu lourd de conséquences. Le pardon, dans notre contexte, est souvent perçu non comme une vertu, mais comme un signe de faiblesse, de trahison, ou de culpabilité.
Pourquoi cet acte est-il une erreur politique ?
1. Le pardon tue la résistance politique.Un homme politique ne doit jamais céder à l’émotion en public. En s’excusant, Kamerhe a perdu son aura de victime et s’est auto-délégitimé.
2. Il a ouvert la voie à ses ennemis.Ceux qui attendaient un faux pas ont sauté sur l’occasion d’une pétition contre lui avec 262 signatures a été immédiatement déposée. Le pardon n’a calmé personne il a aggravé sa position.
3. Il suit le triste exemple de Constant Mutamba. Souvenez-vous d’après ses excuses publiques, Mutamba a été politiquement isolé et abandonné, même par ses propres alliés. Kamerhe risque de subir le même sort.
4. Il perd la sympathie populaire. Le peuple congolais admire les leaders qui résistent, pas ceux qui plient. En montrant des signes de faiblesse, Kamerhe a brisé son image d’homme fort du peuple.
Conclusion de Jeannot NGELEKA MPASHI
“En politique congolaise, la posture est plus puissante que les paroles.” Comme le disait le sage Étienne Tshisekedi “En politique, le pardon est une trahison envers sa base.”
Vital Kamerhe aurait mieux fait de garder le silence, de résister, et de rester ferme.Aujourd’hui, son avenir politique est plus incertain que jamais. Cette demande de pardon pourrait devenir l’erreur qui enterre définitivement sa carrière, bien plus que l’affaire des 100 jours.
Jean Paul KANKU
