L’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) a officiellement confirmé l’existence d’une épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE) dans la zone de santé (ZS) de Bulape, province du Kasaï. Cette confirmation fait suite à l’analyse des échantillons biologiques prélevés sur plusieurs cas suspects signalés dans la région.

Selon les autorités sanitaires provinciales, 14 cas suspects ont été recensés, dont 8 décès, et 6 personnes actuellement sous surveillance médicale. Le foyer initial remonte à la semaine épidémiologique 34, avec une patiente enceinte originaire d’un village reculé. Admise en urgence pour un accouchement, elle présentait des symptômes alarmants : vomissements de sang, diarrhées sanglantes. Deux jours après, elle est décédée.

Les contaminations secondaires n’ont pas tardé à apparaître. Une infirmière ayant assisté l’accouchement est décédée hier, et deux autres collègues sont actuellement en observation. Le laborantin qui avait procédé aux prélèvements est également décédé, illustrant la chaîne rapide de transmission dans ce type de contexte médicalement exposé.

Le Ministère de la Santé est attendu pour faire une déclaration officielle dans les prochaines heures, tandis que des équipes de riposte, en collaboration avec l’INRB, sont déjà à pied d’œuvre pour contenir la propagation du virus.

Une réponse d’urgence en préparation

La Direction Provinciale de la Santé (DPS) du Kasaï, en coordination avec les partenaires techniques, prépare une riposte multisectorielle comprenant :

La mise en place de centres de traitement spécialisés,

La recherche active de cas et la traçabilité des contacts,

La sensibilisation communautaire et la sécurisation des structures de santé.

Les populations sont appelées à respecter les mesures de prévention, à éviter les contacts directs avec les malades ou les défunts suspectés d’Ebola, et à se présenter immédiatement dans un centre de santé en cas de symptômes.

Une situation sous haute surveillance

L’épidémie actuelle soulève des préoccupations majeures, notamment en raison de la fragilité du système de santé local, de la proximité avec des zones rurales difficilement accessibles, et du manque d’équipements de protection individuelle dans certaines structures.

La République Démocratique du Congo a déjà connu plusieurs flambées d’Ebola ces dernières années. Toutefois, les autorités se veulent rassurantes : des mécanismes d’alerte rapide et des équipes expérimentées sont désormais mieux préparés à répondre efficacement.

> Cet article est en développement. Des mises à jour seront publiées au fur et à mesure de l’évolution de la situation.

Rédaction

By admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *